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Pourquoi et comment faut-il s’extraire d’un SEO exclusivement pensé « Google » ?

Découvrez dans cet article les raisons pour lesquelles la présence de votre site sur Internet ne s’arrête pas au moteur de recherche de Google.
Auteur
Léopoldine Sirejols
Consultante SEO

Parce que Google montre ce qu’il y a de plus pertinent pour les utilisateurs, que les usages et les algorithmes évoluent, nous posons la question : l’optimisation SEO on site est-elle encore efficace pour se positionner sur Google ? Nous allons voir dans cet article qu’il est parfois plus pertinent de privilégier tout un écosystème off site.

Notre leitmotiv : SEO ≠ GO (Google Optimization).

De l’importance des agrégateurs, réseaux sociaux et sites user centric

Depuis des années, Google détient le monopole sur les recherches des internautes. On n’entend personne dire « Yahoo cette question » ou « Bing cette information » alors que « Googler » fait partie intégrante de notre vocabulaire. Cependant, avec les évolutions des comportements de navigation des internautes, la place des agrégateurs, des réseaux sociaux et de tous les sites dits « user centrics » est de plus en plus importante dans le paysage du référencement naturel.

Aujourd’hui, Google positionne les pages qui répondent au mieux aux questions que se pose l’internaute, il n’est donc pas possible d’être référencé sur des mots clés sans répondre à ces questions et sans proposer des contenus pertinents. Il ne s’agit plus seulement de référencer son site par l’indexation de page directement sur le moteur de recherche mais de travailler au référencement de son environnement global pour augmenter sa popularité et sa notoriété.

Image 1 restoVoyons quelques exemples pour illustrer ces propos :

Avec la requête « restaurant italien Paris », on constate qu’aucun des résultats sur la première page n’est un site de restaurant. Les résultats locaux ressortent en premiers dans les fiches maps en tenant compte de la localisation. Les autres résultats sont des agrégateurs d’avis comme La Fourchette ou TripAdvisor ou encore des articles de presse en ligne.

En tant qu’internaute, il est en effet plus pertinent pour cette requête de consulter des avis plutôt que des sites de restaurants à la suite.

 

 

 

 

 

Image 2 coiffeur

Il est aussi à noter que Google comprend et prend en compte les intentions de recherche des internautes. Par exemple dans les exemples ci-dessous, les requêtes induisent une volonté de comparer et trouver des avis.

Avec la requête « bon coiffeur Paris », on constate aussi que pas un seul résultat de la première page n’est un site de coiffeur. Les premiers résultats sont ceux de comparateurs et de sites de presse en ligne tels que Glamour, Elle et Marie Claire.

 

 

 

 

Un dernier exemple : en recherchant « acheter une télé pas cher », on constate qu’aucune marque de téléviseur n’est présente. Les premiers résultats sont ceux de sites e-commerce distributeurs tels que Cdiscount ou Rue du Commerce ou des sites de grandes marques tels que Darty ou Conforama qui permettent de comparer, d’obtenir de nombreux avis, d’acheter des objets complémentaires, d’obtenir des facilités de paiement, etc.

De ces exemples, on peut constater que Google comprend ce que l’utilisateur souhaite : avoir le choix et être informé et pour cela il utilise des sites comparateurs ou agrégateurs de critiques. Sur ce type de requête, il est donc impossible d’être en première position sur Google. Il est par contre possible de profiter de la visibilité des sites en première place.

Ses acteurs sont des intermédiaires entre l’internaute et l’information qu’il recherche. En fonction des objectifs d’une entreprise, il sera pertinent ou non de se positionner sur ces sites pour capter une audience qui leur est propre. Dans ce cadre, il peut aussi être intéressant d’exploiter le positionnement des agrégateurs d’avis et réseaux sociaux qui disposent de moteurs de recherche interne. Récemment, Facebook a investi dans son moteur de recherche pour offrir aux internautes une meilleure auto-complétion, l’accès à toutes les publications publiques et l’affichage de posts phare. Il en va de même pour le e-commerce qui se développe sur Pinterest, Twitter ou encore Instagram sur lesquels des boutons « acheter » ont été intégrés.

Les réseaux sociaux tendent à être des moteurs de recherche à part entière bien que la place de Google comme le moteur le plus important n’est pas à mettre en doute avec 3,5 milliards de recherches par jour. Cependant, Twitter reçoit 1,6 milliards de recherche par jour, Facebook en reçoit 1,5 milliard par jour en 2012 et enfin Youtube, qui obtient 3 milliards de recherches pas mois. Bien sûr les intentions de recherche des internautes sur ces plateformes ne sont pas les mêmes que sur Google mais à un certain moment de la recherche ou pour un objectif spécifique, les entreprises ont tout intérêt à y travailler leur présence d’autant plus que, comparer à Google, la concurrence sur ces autres moteurs de recherche est moindre.

 

Autrement dit Google référence davantage d’articles, de contenus de qualité, d’agrégateurs d’avis et de résultats correspondant à ce qu’il comprend de l’intention de recherche. Ainsi vouloir positionner ses produits ou ses services en première page en optimisant son site web n’est pas une option suffisante.

Plusieurs solutions s’offrent à nous pour exploiter ces évolutions :

 

Il ne s’agit donc plus d’optimiser seulement la présence de son site sur Google, il s’agit d’optimiser sa présence sur la toile de manière générale en proposant du contenu de qualité là où votre cible est susceptible de faire ses recherches et au moment opportun de ce process de recherche. A l’ère de l’information, les internautes peuvent s’informer, comparer, lire des critiques et varient leurs sources. Une bonne stratégie de content marketing doit donc déployer votre présence sur tous les supports d’information : réseaux sociaux, Knowledge Graph, agrégateurs, etc., le tout en intégrant différents formats de contenus qui correspondront à l’intention de recherche de l’internaute.

 

 

Newsletter Novembre 2015