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Bien optimiser ses images pour le référencement naturel

Avez-vous pris le temps d'optimiser vos images pour le SEO ? Et pourquoi est-ce important ? Retrouvez les points à surveiller afin que vos images génèrent du trafic qualifié depuis les résultats de recherche.
Auteur
Déborah Botton

En France, près de 8% des recherches sur un moteur sont effectuées directement sur Google Images[1], soit plus que sur Yahoo! et Bing réunis.

Voici un guide d’optimisation des images pour le référencement naturel : les optimisations de base, les optimisations avancées et les bonnes pratiques.

Sommaire

  1. Pourquoi porter une attention particulière au référencement des images ?
  2. Aider le moteur dans son travail d’interprétation des images
  3. Résumé des bonnes pratiques
  4. Conclusion

1. Pourquoi porter une attention particulière au référencement des images ?

En bonne place dans Google Images, vos contenus bénéficient de visibilité et de trafic supplémentaires.

Les images peuvent aussi apparaître dans les résultats web, occupant alors une place de choix. Si votre image est classée dans les 5 premiers résultats de Google Images et si la requête déclenche déjà l’affichage d’images, vous avez une chance que votre site soit positionné grâce à la « recherche universelle »[2] :

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Exemple de page de résultats sur la requête « montre smartwatch ».
En cliquant sur l’une des images (encadré en vert), l’internaute arrive sur la page où celle-ci est publiée.

La recherche d’images intervient également dans le processus de comparaison des produits, où les visuels de qualité et bien positionnés vont bénéficier d’un taux de clic supérieur.

2. Aider le moteur dans son travail d’interprétation des images

La bonne interprétation des contenus multimédia est un enjeu important pour les moteurs. Google a annoncé très récemment une fonctionnalité capable de créer automatiquement des descriptions d’images dans une optique d’accessibilité, avec de très bons résultats.

Mais les robots connaissent encore des limites techniques : nous devons les aider à comprendre de quoi « parlent » vos images !

Optimisations de base

Contexte éditorial

Pour évaluer la pertinence d’une image, le moteur va analyser le contexte de publication.

Votre image doit donc être publiée sur une page qui contient du texte sur la thématique concernée. Le titre de la page doit être en rapport avec l’image et contenir les termes principaux sur lesquels vous souhaitez vous positionner.

L’une des bonnes pratiques est de proposer une légende textuelle pour décrire l’image (quelques mots suffisent). Profitez-en pour qualifier vos images avec des termes variés et des synonymes.

Bon à savoir : Malgré de récentes évolutions, on considère que le moteur ne sait pas encore lire le texte incrusté dans une image. Il faut donc à tout prix éviter de créer des images pour y placer un contenu rédactionnel. Dans le cas d’une infographie publiée sur un blog, l’idéal sera de décrire entièrement le contenu de l’infographie avec du texte.

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Un exemple de ce qu’il ne faut pas faire (ci-dessus) : texte incrusté dans une image pour avoir un joli rendu graphique.

Nom de fichier

Le nom de fichier permet de localiser et d’identifier le média. Il doit donc être soigneusement rédigé et comporter des mots importants.

Préférez les tirets courts ( – ) à l’underscore ( _ ) : les moteurs de recherche ne considèrent pas l’underscore comme un séparateur de mots. Évitez si possible les majuscules, espaces ou caractères accentués.

Attribut « alt »

L’attribut « alt » est l’alternative textuelle de l’image. Cet élément est utilisé par les moteurs pour en comprendre le contenu. L’alternative doit donc être rédigée de manière courte et explicite.

Exemple :

image-3

 

 

Grâce à l’alternative textuelle, l’information reste disponible lorsque l’image ne peut être visualisée à cause d’un problème de chargement par exemple. Elle est aussi accessible à un utilisateur ayant une déficience visuelle (synthèses vocales).

Important : l’attribut « alt » n’est pas le lieu pour insérer des mots-clés à tout prix (auquel cas, c’est du « spam ») : vous devez simplement décrire le contenu réel de votre image de manière juste et précise. La question à se poser : Mon image serait-elle pertinente comme résultat si je recherche le contenu « alt » ?

L’attribut « alt » ne doit pas être confondu avec l’attribut « title » qui permet de donner un titre à l’image, affiché comme infobulle sur certains navigateurs. L’attribut « title » d’une image n’est pas pris en compte par les moteurs de recherche, à ce jour.

Sitemap XML

Les sitemaps XML sont des fichiers non visibles aux internautes. Ils permettent de faciliter le travail d’indexation aux moteurs en leur fournissant une liste d’URL à explorer.

Tout comme vos pages, vos images ont également une URL, il faut donc les lister dans les sitemaps en suivant le protocole. Chaque image est associée à sa page de référence où elle est publiée, excepté pour les images produits visibles dans la catégorie (descente), qu’on va associer directement à la page produit.

Vous pouvez soumettre vos sitemaps XML dans Google Webmaster Tools pour suivre leur indexation et détecter d’éventuels problèmes.

image-2

Exemple de sitemap XML soumis via Google Webmaster Tools : les informations remontées par Google. Ce sitemap XML comporte des vidéos et des images. Le site en question connait des problèmes d’indexation.

Qualité de l’image

Soignez la qualité de vos images et utilisez le bon format. Les photos par exemple sont à publier de préférence en JPEG ou JPG.

Le poids de l’image impacte les temps de chargement de pages. Il est donc important de veiller à ne publier que des images dont la compression est adaptée au web.

Il est également recommandé de privilégier les images de grande taille. En effet, entre deux images similaires, l’image plus grande sera favorisée. Pour coupler les impératifs de performances et de référencement, vous pouvez prévoir une version miniature (thumbnail) ainsi qu’une version plus grande de votre image accessible au clic.

Il faut donc trouver le bon équilibre entre qualité, taille et poids des images.

Images originales

Des images originales, c’est-à-dire publiées uniquement sur votre site, sont plus qualitatives. Toutefois, Google ne gère pas encore la duplication des images et ne met pas de malus si vous utilisez des banques d’images. Il le fera peut-être à l’avenir si les technologies le permettent.

Aujourd’hui, le moteur va favoriser l’image la mieux optimisée : une infographie provenant d’un tableau Pinterest sans contenu rédactionnel aura moins de chance d’être bien positionnée que la même infographie publiée sur un article de blog, qui décrit le contenu de l’image de manière riche et détaillée.

Backlinks (liens vers l’image)

Une image a son URL propre. Si elle reçoit des liens, elle gagnera donc en popularité comme le ferait une page web classique. N’hésitez pas à favoriser les liens vers vos images, en particulier les infographies ou les photos de produits qui sont propices au partage.

Optimisations avancées

Métadonnées des images

Les métadonnées des images (EXIF, XMP…) sont potentiellement un facteur de classement. Elles permettent de décrire ce que contient le fichier : les caractéristiques de l’image, le copyright, les crédits, mots-clés, une date ou un lieu.

Cette optimisation est intéressante depuis que Google utilise la recherche d’image par le contenu (Content Based Image Retrieval) et le Knowledge Graph.

Marquage avec les microdonnées

Des balises HTML spécifiques appelées « microdonnées » peuvent enrichir les pages web où sont publiées les images.

Ce marquage, spécifié sur schema.org, permet de donner des informations supplémentaires aux moteurs de recherche. Il est donc fortement recommandé de l’implémenter autant que possible, car il a un impact sur le classement.

CDN (Content Delivery Network)

L’hébergement des fichiers média sur CDN permet d’optimiser les performances des sites et de gagner en bande passante.

Mais sur le CDN, les URL des images sont associées à un nom de domaine ou un sous-domaine différent de votre site. Ainsi, lorsque les images sont liées par les internautes, c’est le CDN qui récupère la popularité et non votre site. Vous perdez donc le bénéfice d’acquisition des liens vers vos images.

Par expérience, nous avons constaté que des images bien optimisées, mais publiées sur CDN pouvaient tout de même bien remonter dans les résultats de recherche. Elles restent associées à votre site : au clic, l’internaute arrive sur votre page.

Lors du choix d’un CDN pour vos médias, il y a donc un arbitrage à faire selon ces avantages et inconvénients.

Lazy loading

Le lazy loading est une technique basée sur JavaScript qui permet de gagner en performances lors du chargement des images. Les images ne sont pas chargées dès le début, mais seulement lorsqu’elles apparaissent à l’écran.

À ce jour, les images chargées en lazy load ne sont pas indexables, car l’URL de votre image n’est pas présente dans le code HTML.

Il existe plusieurs solutions de contournement. La plus simple est basée sur l’utilisation de la balise <noscript> pour embarquer une référence à l’image dans le code HTML.

Dans des problématiques techniques complexes, n’hésitez pas à faire travailler votre agence web et SEO d’un commun accord sur les développements, pour choisir la solution la plus adaptée.

3. Résumé des bonnes pratiques

Pour un bon référencement des images :

 

4. Conclusion

Dans l’idéal, la gestion des images sur un site devrait être prévue dans le cahier des charges et dans la charte éditoriale mise à disposition des contributeurs.

Ces actions demandent des investissements techniques (fonctionnalités du site adaptées) et du temps pour les contributeurs (formation aux bonnes pratiques, mise en application des recommandations tout au long de la vie du site).

Votre agence SEO peut vous aider à optimiser les images déjà en ligne, en donnant des préconisations à votre agence web si besoin, mais aussi en optimisant les éléments éditoriaux associés à vos images.

Ce n’est donc pas une tâche aisée, mais peu de sites s’y attèlent encore vraiment. Le « picture marketing » ayant le vent en poupe, n’est-ce pas une opportunité à saisir ?

[1] Top des moteurs de recherche en France : Google Images 2ème http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/top-5-moteurs-de-recherche-en-france/2e-google-image.shtml

[2] Qu’est-ce que la recherche universelle ? http://docs.abondance.com/question113.html

Newsletter Novembre 2014